Blog de Micky

The Road to Redemption (Part 3)

Tout était en place. Toutes les conditions étaient réunies pour que l’on assiste à cette finale de rêve que l’on attendait depuis le début du tournoi. “The Redeem Team” américaine face à l’armada espagnole, championne du monde en titre. Les Américains en mode buldozer depuis l’entame de leur quête de rédemption affrontait pour la deuxième fois les Ibères. Nul doute que ces derniers n’allaient pas laisser filer le match comme au premier tour, lorsqu’ils avaient pris une claque de plus de 37 pts face à Kobe and Co. Pourtant, avec la blessure de leur maître à jouer, le meneur José Calderon, les circonstances n’étaient pas très favorables. En effet, le coach Aïto Garcia était forcé d’aligner Juan Carlos Navarro, complètement transparent dans ce tournoi, et le petit Ricky Rubio, 17 ans, comme ligne arrière.

Dwight Howard dunk face à Gasol. L'Ibère remporte le

Dwight Howard dunk face à Gasol. L'Ibère remporte le duel, mais l'Américain empoche la victoire

Lebron ouvre d’emblée les feux avec un 3pts, immédiatement répondu par Gasol qui égalise avec un 2+1. Les Américains tentent de mettre la pression sur les meneurs espagnols, mais Rubio ne se démonte pas, parfaitement aidé par Navarro qui se montre enfin à son vrai niveau. “La Bomba” intercepte, transmet à Ricky qui fixe toute la défense US pour donner le dunk sur un plateau à Gasol. C’est parti très fort et c’est pas prêt de se calmer, puisque Melo aligne directement un trois point derrière. Mais Jimenez répond à son tour et Navarro donne même 4 points d’avance à ses couleurs avec 3 lancers francs. Mais c’est le moment pour Dwyane Wade de sortir sa panoplie de flying man.

Flash extraordinaire avec 27 pts face à ll'

"Flash" extraordinaire avec 27 pts face à l'Espagne

L’arrière de Miami commence un show abusé. Drive ultra rapide, suivi par un autre sur lequel il obtient encore la faute, interception, dunk en contre-attaque…”Flash” est définitivement de retour et entraîne ses coéquipiers dans un rythme complètement dingue. Les Américains jouent systématiquement la contre-attaque, même lorsqu’ils encaissent un panier. Les Espagnols résistent tant bien que mal, grâce à Rubio, qui garde un sang-froid digne d’un vétéran, et un Navarro transfiguré. Les Ibère trouvent bien Gasol à l’intérieur et celui-ci fait tourner Howard en bourrique (7pts pour le grand Pau dans le 1e quart). Le premier quart s’achève sur un 3 de l’inévitable Wade (13 pts à 100% en 6”30) et un score qui laisse rêveur: 38-31!

Pau Gasol toujours aussi solide termine la rencontre à 21 pts et 6 rebonds

Pau Gasol toujours aussi solide termine la rencontre à 21 pts et 6 rebonds

Le deuxième quart continue sur ce rythme incroyable. Kobe, puis Melo allument et donnent 13 points d’avance à Team USA. Il faut dire qu’avec 5/7 à 3 pts les Américains font exploser la zone espagnole, puis l’achèvent sur leurs contre-attaques. Mais les Espagnols sont tout aussi ahurissants, et sans se démonter remontent tranquillement à 6 pts, avant que Wade recommence son show. Il pique la balle dans les mains de Navarro et traverse le terrain pour scorer sans problème, plante un 3 pts derrière et offre ensuite le shoot 3pts dans un fauteuil à James qui ne rate pas l’aubaine. Les Espagnols sont au bord de l’asphyxie tant le rythme des stars NBA est étouffant.

Felipe Reyes a fait parler son intensité avec

Felipe Reyes a fait parler son intensité avec 10 pts et 7 rbds

Mais face à “Flash” se lève Rudy Fernandez. Le nouvel arrière de Portland rattrape Wade sur une planète connue d’eux seuls et assène un 5-0 aux USA. Mais Wade est toujours aussi inarrêtable et score à nouveau derrière l’arc. Le retour espagnol a-t-il fait long feu? Non! Rudy réplique immédiatement avec lui aussi un tir primé. Les deux arrières enflamment le parquet et le score enfle pour atteindre des proportions rarement vues à ce niveau. A la mi-temps, les USA mènent 69-61! D-Wade est déjà à 21 pts et Rudy à 13 pts en 9 minutes.

Incroyable Rudy qui répond coup pour coup aux stars NBA

Incroyable Rudy Fernandez qui répond coup pour coup aux stars NBA

Au retour, Gasol ramène immédiatement les siens à 4 pts. L’écart se stabilise pendant de longues minutes durant lesquelles Américains et Espagnols se rendent coup pour coup. Le spectacle est total et des deux côtés les défenses, pourtant très appliquées, souffrent mille maux. D-Wade, encore lui, donne 10 pts d’avance à deux minutes de la fin du 3e quart à Team USA et les Américains semblent pour de bon au contrôle d’un match absolument magnifique. James et ses coéquipiers jouent parfaitement face à la défense de zone des Ibères, contrairement à la demi-finale face aux Argentins. Sur un nouveau trois d’un Melo Anthony très adroit, les Américains pensent avoir fait le trou à 11 pts, mais Navarro plante un drive au buzzer, gardant son équipe en dessous de dix points de retard, conservant ainsi tous les espoirs pour le dernier quart.

Melo au lay-up. Il termine à

Melo au lay-up. Il termine à 13 pts

De retour sur le parquet, les Américains imposent leur physique et font pression sur Navarro qui, fatigué, rate deux paniers faciles. Même si Gasol vient placer une claquette rageuse sur une des tentatives de “La Bomba”, les Espagnols ont besoin de plus de fraîcheur rapidement. Rudy rentre alors, bien qu’il soit déjà à 4 fautes. Prise de risque payante puisqu’il ramène des Ibères héroïques à deux points de Team USA. C’est le moment que choisit Kobe pour montrer une fois de plus qu’il est le plus grand killer du basket mondial.

Le Black Mamba a frappé. Kobe encore une fois ultra clutch

Le Black Mamba a frappé. Kobe encore une fois ultra clutch

Sur deux actions incroyables, il redonne de l’air à ses troupes à 96-89, puis répond par un trois points incroyable à un énième exploit de Rudy. Lebron James scorant encore sur un rebond offensif à l’arraché, les Américains font le trou 103-92 à 5 minutes de la fin de la rencontre, et semblent s’être adjugé la mise pour de bon, surtout que les Ibères semblent fatigués.

Sans faire de bruit, Chris Paul a imposé sa marque sur la match avec

Sans faire de bruit, Chris Paul a imposé sa marque sur le match avec 13 pts et 5 assists

Faux, archi-faux! Rudy, toujours lui, réveille ses troupes en prenant toute la défense US de vitesse pour claquer un tomar retentissant sur la tête de Dwight Howard! La confiance est de retour et Gasol s’arrache pour ramener les siens à 104-99, sur un shoot mi-distance grâce au ménage effectué par son frère qui envoie deux défenseurs au tapis. Mais une fois de plus, Kobe prend les choses en main. Il réussit l’action du match avec un énorme tir primé sur la tête de Rudy Fernandez, qui fait sa 5e faute et doit sortir du terrain. 108-99 à 3”10 de la fin, vous avez les salutations du Black Mamba! Comme dirait les ricains: It’s over baby!

Kobe plante à 3pts et obtient la 5e faute de Rudy. La fin de l'Espagne

Kobe plante à 3pts et obtient la 5e faute de Rudy. La fin de l'Espagne

Et bien toujours pas! Dans ce match complètement fou, on va de surprises en rebondissements hallucinants. Navarro, qu’on croyait définitivement cramé, plante un tear-drop au milieu de la défense US et Jimenez enchaîne avec un énorme jump-shoot. les Espagnols sont à nouveau à 4 pts! Mais voilà, les Américains ont bien trop de ressources. D-Wade refait parler de lui avec un énième trois points qui crucifie le retour espagnol: 111-104. Kobe plie le match sur une pénétration conclue tout en touché à travers la zone ibère. Sur une poignée de lancers francs, ce match complètement fou s’achève sur un score bien trop flatteur pour les USA: 118-107.

D-Wade et LBJ fêtent la victoire

D-Wade et LBJ fêtent la victoire

Cette rencontre, tout simplement une des plus belles jamais vue dans une compétition internationale, aura été l’écrin rêvé pour terminer la quête de la “Redeem Team”. Une victoire magnifique face à une équipe espagnole héroïque, qui est resté dans le sillage de ses adversaires pendant toute la partie, recollant au score à chaque fois qu’on la pensait définitivement sonnée. Dans le sillage de l’abasourdissant Rudy Fernandez (22 pts à 5/9 à 3pts), et l’ultra solide Pau Gasol (21 pts et 6 rbds), les hommes d’Aïto Garcia auront fait valoir leur immenses qualité de coeur. Malheureusement pour eux, en face, Wade (27 pts à 9/12 et 4 steals), Kobe (20 pts et 6 assists) et James (14 pts, 6 rbds, 3 assists et 3 steals) n’avaient pas l’intention de laisser l’or à qui que ce soit d’autre. Superbe équipe américaine qui remporte son tournoi avec la manière et le coeur!

Team USA enfin doré dans une compétition internationale

Team USA enfin doré dans une compétition internationale

août 26, 2008 Posté par micky12 | Basket, Sport | , , , , , | Pas encore de commentaires

The Road to Redemption (Part 2)

Après avoir facilement disposé des Australiens en quart de finale, Team USA se frottait aux champions olympiques en titre, l’Argentine. Ce match avait doublement saveur de revanche pour les américains puisque c’est les Argentins qui les avaient éliminé déjà en demi-finale en 2004. Ayant profité d’un boulevard et d’équipes qui avaient abandonné avant l’heure telles l’Espagne et la Grèce, Team USA affrontait son premier véritable test.

Dès l’entame le ton est donné. L’ambiance est ultra chaude dans la salle, les deux équipes très motivées, et tout le monde semble remonté. Les défenses sont bien en place et les attaques souffrent. Les US arrosent à trois points et après 3 minutes de jeu, le score n’est que de 3-2 pour Kobe et ses potes. Scola ouvre alors les feux avec un superbe hook face aux intérieurs américains, mais Kobe et James lui répondent immédiatement. Le jeux offensifs des Américains s’est mis en place et le score évolue rapidement. Sur un trois point magnifique de Kobe les USA prennent le large à 12-4. Du côté argentin, rien ne va. Gino est déjà à 2 fautes, les balles perdues et les shoots manqués pleuvent, et le coup de massue tombe à la 7e minute déjà. Manu Ginobili, patron absolu de l’Argentine, triple champion NBA, se blesse à la cheville et doit quitter ses coéquipiers! Il ne reviendra pas, sombre augure d’un match qui s’annonce désastreux pour les Sud-américains.

El Manu se blesse dès la 7e minute, sale nouvelle pour l'Argentine

El Manu se blesse dès la 7e minute, sale nouvelle pour l'Argentine

Surtout que les stars NBA, elles, sont dans leur match! La balle tourne bien, et après une superbe combinaison collective, Chris Paul se retrouve dans un fauteuil et fait passer le score à 21-4! Les USA jouent tout simplement trop bien et les Argentins ne semblent pas remis du départ de Gino. Nocioni sauve ce qui peut l’être avec un 3pts abusé au buzzer entre deux défenseur, mais le mal est fait et bien fait! A l’issue du premier quart, Team USA mène tranquillement 30-11. Les Argentins ont shooté à 4/14, alors que leurs adversaires déroulaient un 11/19. Avec l’absence de leur feu follet offensif et un banc trop pauvre, les trentenaires argentins semblent déjà cramés. Encore une promenade pour “The Redeem Team”…

Lebron James au lay-up. il termine à 15 pts et 5 rbds

Lebron James au lay-up. il termine à 15 pts et 5 rbds

Erreur! Les Argentins ne baissent pas la tête et reviennent déchaînés. L’absence de Gino semble avoir libéré certains piliers de l’équipe. Scola d’abord, sur un panier plus la faute, puis Nocioni sur un block énooorme sur Kobe réveillent le public et leurs coéquipiers. L’illustre inconnu Quinteros score à trois point et les Argentins reviennent à 37-21. La balle tourne de nouveau en attaque et la défense pose enfin des problèmes aux Américains. Les seconds couteaux argentins que tout le monde présentait comme beaucoup trop faibles se battent comme des morts de faim et ramène leur équipe à 12 points des stars US.

la surprise des remplaçants argentins. Ici Gutierrez face à Bosh

la surprise des remplaçants argentins. Ici Gutierrez face à Bosh

La défense de zone des blancs est d’une intensité monstre et Lebron vient s’y casser les dents à plusieurs reprise. Team USA ne parvient absolument pas à donner la balle à Bosh à l’intérieur alors que les Argentins eux servent Scola à merveille sous le panier. Celui-ci martyrise la défense US et à quelque secondes de la fin de la première période, l’avantage n’est plus que de 6 points pour les USA. Mais sur la dernière possession, Melo obtient trois lancers francs de façon très discutable pour une soit-disant faute de Gutierrez. Il ne tremble pas et renvoie tout le monde aux vestiaires à 49-40 en faveur de Team USA.

Melo au shoot face à l'Argentine. 21 pts et 4 rbds pour lui

Melo au shoot face à l'Argentine. 21pts et 4rbds pour lui

Début de la deuxième mi-temps, Les Américains ont retrouvé leur hargne du début de rencontre. On joue dans la raquette avec Dwight Howard et ça marche. 53-40. Le ton et l’agressivité sont montés sévèrement et ça commence à faire des étincelles. L’arbitre tente de calmer tout le monde, mais c’est le moment que choisit Oberto pour tenter “d’assassiner” Howard. Kidd intervient alors et calme ses coéquipiers avec autorité. Du côté de USA Basketball on se frotterait presque les mains; voilà le patron expérimenté qui manquait aux dernières expéditions internationales. Mais le jeu reste très dur et chaque panier est chaud, chaud, chaud! Oberto et Nocioni prennent coup sur coup leur 4e faute. ça commence à devenir serré pour les Argentins, même si Scola continue son festival à l’intérieur, déjà 20 points pour lui.

Un match très dur en défense. Ici, James qui s'empêtre dans la zone argentine

Un match très dur en défense. Ici, James qui s'empêtre dans la zone argentine

Mais l’écart enfle sous la pression physique américaine face à une équipe argentine qui commence à fatiguer. Melo continue son travail de sape aux lancers francs avec un parfait 13/13 (il finira meilleur scoreur US avec 21 pts), et Team USA impose définitivement son impressionnante puissance physique. Delfino entretient l’espoir du côté adverse avec quelques paniers ultra chauds dans le “money time” (15 de ses 17 points dans la 2e mi-temps) et Scola est toujours aussi monstrueux. Mais les USA sortent alors Wade et Paul de leur chapeau magique. Les deux arrières respirent la fraîcheur et achèvent les Sud-américains avec leur vitesse (12 pts au final pour les deux). Sous leur impulsion, Team USA fait s’écrouler ses adversaires et s’impose finalement 101-81.

Wade accèlère et achève des Argentins valeureux mais fatigués

Wade accèlère et achève des Argentins valeureux mais fatigués

C’est sur de très belles images de fair-play que cette demi-finale très musclé s’achève. Kobe félicite l’incroyable Luis Scola, qui aura fait souffrir les Américains avec 28 pts et 11 rebonds. Mais cette rencontre aura prouvé que l’effectif argentin n’avait pas les ressources physiques pour lutter avec les 12 all-stars américains. Ceux-ci livrent une excellente partition. En gardant leur calme et leurs esprits face au défi physique argentin, ils ont prouvé qu’ils jouaient davantage avec leur tête, tout en imposant leurs muscles et leur vitesse. La finale que tout le monde attendait entre l’Espagne et les USA est donc programmée!

Luis Scola, extraordinaire d'intensité et de courage, meilleur scoreur du match avec 28 pts plus 11 rbds

Luis Scola, extraordinaire d'intensité et de courage, meilleur scoreur du match avec 28 pts plus 11 rbds

août 25, 2008 Posté par micky12 | Basket, Sport | , , , , , , | Pas encore de commentaires

The Road to redemption (part1)

Après avoir explosé tous ses adversaires dans le tour de qualification par plus de 32 points d’avance, Team USA se frottait à l’Australie en quart de finale. Les “Boomers” avaient créé la sensation en éliminant la Russie, championne d’Europe en titre. Même si l’Australie ne semblait guère armée pour faire trembler les Etats-Unis, ces derniers se devaient tout de même de se méfier des coéquipiers de Bogut qui les avaient longtemps accroché en match de préparation.

Mais la réalité d’un match amical n’est jamais celle des compétitions et Lebron James et ses potes n’ont pas fait dans la dentelle pour passer un obstacle qui ne s’annonçait pas trop rude, mais qu’il fallait tout de même négocier.

Melo déborde Bogut pour déposer le lay-up

Melo déborde Bogut pour déposer le lay-up

Le premier quart-temps réveille les spectres du passé. Les Américains paraissent trop sûrs d’eux, surtout après un départ facile pendant lequel ils prennent une avance de 8 points: 11-3. Leur technique de donner la balle à Howard à l’intérieur pour qu’il aille provoquer la faute de Bogut (le seul NBAer de l’équipe australienne) marche très bien puisque l’ancien n°1 de la draft doit rapidement sortir pour deux fautes. Mais la défense US est clairement moins appliquée et les Australiens reviennent rapidement au contact grâce à leur adresse extérieure. Mais si les “Boomers” sont bien dans la zone au niveau shoots extérieurs, c’est loin d’être le cas dans la peinture. Howard se balade et a déjà scoré 8 points dans le premier quart et les intérieurs australiens semblent incapables de mettre un panier. Du coup les Ricains restent devant et c’est 25-24 à l’issue du premier quart.

Patrick Mills shoot par dessus la défense de Chris Bosh

Patrick Mills shoote par dessus la défense de Chris Bosh

Le deuxième quart voit le match s’emballer légèrement et les Australiens rester au contact grâce à un très bon repli défensif et le retour de Bogut au travail. Mais les Américains ont de la marge et Kobe d’abord puis James relancent la machine: 41-32. La fin de première mi-temps est carrément horrible entre les pertes de balles et les briques. Les intérieurs australiens ont vraiment les mains carrés et ne parviennent même pas à inquiéter une défense américaine pourtant très peu motivée. La pause est atteinte sur un coup de chaud des US qui plantent 5 pts sur un tomar de Bosh et un shoot au buzzer de Deron Williams. 55-43.

Kobe a fait parler son adresse avec 4/7 à 3pts

Kobe a fait parler son adresse avec 4/7 à 3pts

Au retour des vestiaires, les stars NBA semblent se réveiller. Kobe et Melo allument à 3pts et la défense est enfin en place. Du coup les malheureux Australiens se prennent une claque. Il faut attendre la 4e minute pour voir enfin Mills rentrer un panier. La fin du 3e quart voit les USA s’envoler avec une bonne circulation du ballon et une présence abusée sous les panneaux (17 rebonds offensifs à 2 en faveur des Américains). Saville tente bien de sauver ce qui peut l’être avec deux 3pts d’affilé mais Wade a fait son show et le quart se termine sur le score de 89-61.

D-Wade fait le spactacle face à la faible défense australienne

D-Wade fait le spectacle face à la faible défense australienne

Le quatrième va s’apparenter à un grand moment de garbage-time. Coach K fait tourner son banc (remarquez qu’avec une puissance pareille sur le banc, il y a largement de quoi botter les fesses de n’importe qui). Kobe plante encore un 3pts pour terminer meilleur scoreur à 25 pts. James est partout comme d’habitude avec 16 pts (7/12), 9 rebonds, 3 assists et 4 interceptions. Carmelo Anthony termine le boulot avec 15 pts et 5 rebonds. Du côté australien, à l’exception du dragster Mills (20pts en 29 min), c’est un peu le désert et le score final ne laisse planer aucun doute: 116-85.

Chris Anstey tente le shoot 3pts, les "Boomers" n'ont jamais trouvé la solution

Chris Anstey tente le shoot 3pts, les "Boomers" n'ont jamais trouvé la solution

Mission remplie pour les Etats-Unis qui n’impressionnent toutefois personne. Il faut avouer que l’opposition n’était pas non plus de celles qui aident à se surpasser. La prochaine étape sera bien plus difficile à gérer, les USA retrouvant l’Argentine pour la revanche d’Athènes. Des Argentins qui se sont défait des Grecs dans un match magnifique et qui sont toujours pénibles à jouer.

août 21, 2008 Posté par micky12 | Basket, Sport | , , , , | Pas encore de commentaires

Redeem Team

Dépossédée en 2004 par l’Argentine de son titre olympique pour la première fois depuis Barcelone 92, la “Dream Team” de basket US était venue à Pékin avec un seul et unique objectif: récupérer l’or! Une consécration qui échappe à la patrie du basket dans toutes les compétitions internationales depuis les championnats du monde 2002 à Indianapolis. Aujourd’hui, les Américains ont appris et franchement, ça se voit!

Tout d’abord, l’équipe a abandonné son nom de “Dream Team”. Ce nom qui caractérisait les équipes américaines depuis 92 et celle qui était vraiment une team de rêve, était devenu obsolète, témoin de l’arrogance des ricains. Cette année, l’équipe a pris le nom de “Redeem Team”: l’équipe du rachat. Si cette histoire est finalement assez anecdotique, elle eut au moins le mérite de démontrer clairement le nouvel état d’esprit des stars NBA. Un changement radical qui prit ses racines dans les fondements des cadres d’USA Basketball.

Lebron James s'envole pour le dunk

Lebron James s'envole pour le dunk face à la Grèce

Suite aux multiples et catastrophiques échecs de l’équipe US, ses dirigeants changèrent de mode de pensée et commencèrent par engager l’homme miracle. Welcome Jerry Colangelo. Sélectionneur de génie, architecte des Phoenix Suns (qui sont régulièrement aux avant-poste de la NBA depuis une dizaine d’année grâce à une équipe atypique et originale) puis des Toronto Raptors (équipe comptant le plus de joueurs non américains en NBA), Colangelo connaissait le basket international et était pleinement conscient qu’empiler les stars et les faire s’entraîner trois jours ensemble ne suffisait plus. Il décida donc de créer une équipe qui changerait très peu et jouerait pendant trois ans ensemble dans l’optique de Pékin. L’équipe actuelle a donc participé au tournoi des Amériques ensemble, arrachant sans le moindre problème le strapontin pour les JO et développant déjà un fond de jeu commun très intéressant.

Dwyane Wade transperce la défense de l'allemagne

Dwyane Wade transperce la défense de l'Allemagne

Car c’est la grande révolution. En recrutant un coach universitaire plus habitué aux systèmes de jeu et pas adepte du 1 contre 1 comme la plupart des coachs NBA, Colangelo changeait la donne. Son nom: Mike Krzyzewsky. Mythe vivant d’une des meilleures uni américaines, Mike habitua les superstars NBA à jouer avec les règles légèrement différentes de la FIBA et à appliquer plus strictement les systèmes de jeu collectif.

Une autre révolution eut lieu dans le choix des joueurs. Au lieu de prendre les meilleurs disponibles, Colangelo choisit quelques superstars (Lebron James, Kobe Bryant, Carmelo Anthony, Dwyane Wade, Dwight Howard) autour desquels cimenter l’équipe, et les entoura de joueurs, au demeurant tous stars NBA, choisis pour rendre un service particulier ( le shooteur 3pts Redd, le défenseur Prince, le meneur gestionnaire Kidd…). Au final, l’équipe présente un équilibre parfait entre les stars qui s’occupe du scoring (même si tous les joueurs sélectionnés sont capable de passer 20 pts à une défense) et les cols bleus qui font le travail dans l’ombre et assure le bon rendement de l’équipe.

Deron Williams accèlère et dépose un panier magnifique face à la Chine de Yao Ming

Deron Williams accèlère et dépose un panier magnifique face à la Chine de Yao Ming

Mais ce qui a changé surtout c’est l’état d’esprit des joueurs eux-mêmes. En NBA, Kobe est LA superstar. Sans doute meilleur attaquant du monde, il accepte volontiers aux JO de jouer en défense, neutralisant la star adverse, tout en prenant feu en attaque par moment. Des joueurs comme Bosh, Boozer, Paul, Williams qui sont les stars de leur équipe joue en international pour l’équipe et uniquement pour ça, acceptant de ne prendre que 5 shoots par match. Du premier au dernier, tous sont en mission. Et ça fait plaisir de voir des athlètes qui gagnent 15 millions de dollars par saison se défoncer pour leur pays et mouiller le maillot.

Malgré la rivalité NBA, les stars US affichent un véritable esprit d'équipe à Pékin

Malgré la rivalité NBA, les stars US affichent un véritable esprit d'équipe à Pékin

Grâce à leur puissance offensive, leur rage de vaincre et leur physique largement supérieur aux autres nations, les USA ont remporté facilement le premier tour en étant la seule équipe a gagner les 5 matchs. Le plus incroyable étant qu’ils les ont remporté avec une moyenne de 32 pts d’avance! Place maintenant aux choses sérieuses avec les quarts de finale!

Dwight Howard tout en puissance face à l'Espagne

Dwight Howard tout en puissance face à l'Espagne

août 19, 2008 Posté par micky12 | Basket, Sport | , , , , , | Pas encore de commentaires