La légende des Celtics renaît
Boston Celtics! Pour tous les fans de NBA, ces deux mots représente tout ce que l’on aime dans le sport: la passion, la rage de vaincre, la légende d’une histoire pas comme les autres. Cette franchise a donné ses lettres de noblesse au basket NBA et contribué, à travers des joueurs légendaires, à lui forger une image mythique. Les Celtics, c’est 16 titres NBA, la franchise la plus titré et de loin. Mais depuis le départ de Bird à la fin des années 80, les “Greens” avait disparu. Après une saison 06-07 catastrophique à tout point de vue, l’heure du changement était venu. L’arrivée de Ray Allen, peut-être le meilleur shooteur de la ligue, suivi par celle de Garnett, ancien MVP, avait redonné l’espoir à toute une ville.
Malgré l’absence de banc et un coach douteux, les Celtics déroulent pendant toute la saison régulière qu’ils terminent loin devant toute la meute. Les médias se sont excités sur cette “Green Team” magnifique depuis le début de la campagne de recrutement, mais les playoffs vont calmer tout le monde. 7 matchs seront nécessaires à Pierce & Cie pour se débarrasser des modestes Atlanta Hawks ainsi que de LeBron James et ses Cavs. Les doutes naissent sur une équipe incapable de gagner à l’extérieur. Mais la finale de conférence, va faire taire les critiques. Face aux redoutables Pistons de Detroit, les Celts l’emportent en 6 matchs grâce à une défense de fer et un collectif à tout épreuve. Arrive la finale et les incroyables Lakers de l’encore plus incroyable Kobe Bryant.
Sortis indemne de l’incroyable baston des playoffs dans la conférence ouest, Los Angeles et son attaque de feu semblait imbattable. Mais c’était sans compter sur la volonté et le coeur des hommes en vert. Même si l’équipe de Boston avait été créer de but en blanc en une demi-saison, tous avaient adhéré aux valeurs de volonté de coeur de la légende Celtics. Blessé au genou dès le premier match, Paul Pierce passe outre et prend les rênes de son équipe durant la finale, soutenu par Garnett et un Allen retrouvé après des playoffs décevant ainsi qu’un banc étonnant, il assomme les Lakers dans un premier match déjà légendaire. le deuxième est remporté grâce à l’activité défensive des verts et un match incroyable du rookie Leon Powe qui bat tous ses record en carrière.
Les Lakers se rebelle dans le game 3 sous l’impulsion de Kobe (évidemment) et de la machine à shooter Vujacic. Mais dans le crucial game 4, c’est les Celtics qui ont les nerfs les plus solides. Grâce à un mur défensif infranchissable, même pour le meilleur attaquant du monde (Kobe termine à un ridicule 17 pts à 6/19 au shoots), Pierce and Co remontent un déficit de 24 points pour concrétiser le come-back le plus historique des finales NBA. Les Lakers dos au murs trouvent tout de même la force pour forcer un sixième match en se montrant beaucoup plus agressif remportant le match 103-98.
De retour à Boston pour le match six, les Celtics 08 rentrent dans l’histoire en offrant le 17e titre de son histoire à la franchise grâce à une victoire fleuve sur le score de 131-92. La joie explose dans les travées du Boston Garden, là où la passion ne s’éteint jamais, là où les légendes naissent et meurent, là où le plafond est recouvert de bannières de titre et de numéros de maillots retirés, là où la NBA n’a jamais été plus belle. Pierce est élu MVP de la finale avec 22,8 pts 4,8 rbs et 5,6 passes de moyenne et réserve enfin la place pour son n° 34 au plafond de la salle après 10 années de galère. Garnett laisse exploser sa joie et son émotion, lui le compétiteur absolu qui a rongé son frein pendant 13 longues saisons sous le maillot de Minnesota et qui offre le titre à Boston dès son arrivée. Ray Allen fait enfin taire les innombrables critiques qui l’ont accompagnées pendant de longues années et surtout pendant ces playoffs. Avec une série superbe et un dernier match de dingue à 26 pts à 7/9 à 3pts, il réalise un record pour le nombre de 3pts marqués sur un match et sur une série de finale (22)
Les champions sont toujours magnifiques quels que soient les aléas de leur réussite. Mais il y en a qui sont définitivement plus beaux et plus méritants. Les Celtics en feront toujours partie qu’elle que soit l’équipe, mais celle-là était superbe.
Iron Man
Après les échecs lamentables des “4 Fantastiques”, “Ghost Rider” ou encore “Catwoman”, le film de super-héros était en pleine dérive. C’est donc peu dire que l’adaptation cinématographique d’un des héros les plus populaires des comics américains était attendus au tournant. Au vu du casting, cet “Iron Man” promettait autant qu’il prenait des risques: Robert Downey Jr, persona non grata à Hollywod à cause de ses problèmes d’alcool, au côté de Gwyneth Paltrow, qui faisait son retour après deux ans de pause au côté d’un réalisateur presque néophyte, Jon Favreau… Culotté, mais gagnant!
Tony Stark est un inventeur de génie. Fabricant d’arme, il a amassé une énorme fortune grâce à ses talents. Campé par un Downey Jr magnifique de justesse, ce Tony Stark est arrogant, cynique, sûr de lui et de son pouvoir. Beau, intelligent, drôle, il représente l’archétype du rebelle moderne: riche donc pouvant se foutre de tout et de tout le monde. Sa métamorphose durant laquelle il se rend compte des horreurs que ses armes engendrent achève de le rendre sympathique au spectateur.
Capturé en Afghanistan, il créé une armure high tech pour s’enfuir. A son retour, il va améliorer cette armure, grâce à laquelle il devient Iron Man. C’est sans doute le film de super-héros qui met le plus de temps à installer les pouvoirs dudit héros, mais Stark étant si attachant et complexe, c’est finalement un bien. En filmant la fabrication de l’armure de façon presque “amoureuse”, Favreau réveille le gosse fan de beaux héros cools qui sommeille en chacun. Et si ça ne suffisait pas, Tony Stark/Iron Man est un personnage suffisamment complexe et torturé pour plaire à tout le monde.
En 2h de film, Favreau fait la démonstration que film d’action ne rime pas forcément avec film de bourrin dopé aux amphétamines. Même si les effets spéciaux et le potentiel séduction du film sont omniprésents, c’est tout un pan de la psychologie humaine à laquelle Iron Man s’attaque: la recherche de justice et de reconnaissance de ces actions à laquelle tout le monde aspire. Sans tomber dans le mélodrame ou occulter le côté “fun” du personnage, le film ouvre toutes les portes nécessaires à la compréhension du monde d’Iron Man.
La suite ayant été annoncé avant même la sortie du premier opus, on attendra donc avec impatience de voir le second épisode. Une suite qui approfondira les angles approchés par le premier tout en lui donnant son sens car poursuivant la mue du personnage. Nul doute que devant l’éclatante réussite critique et populaire du film (après 4 semaines d’exploitation, il approche les 300 millions de recette, rien que sur les USA), on devrait assister à l’éclosion d’une nouvelle franchise cinématographique. Tant que Downey Jr sera là pour incarner Tony Stark, les fans devraient se réjouir!
Ange ou Démon? (suite)
En surfant sur Skyrock ou tout autre plateforme de blog, vous pourrez rapidement constater le nombre impressionnant de débilités en tout genre polluant l’univers blog. Du “beaux-gosses-belles-gosses-ici-sisi” au “j’écris-avec-1012-couleurs-donc-c’est-absolument-illisible-mais-moi-ça-m’éclate”, les bloggeurs rivalisent parfois d’imagination pour faire pire que le voisin. Où est le problème me direz-vous? Exactement! Internet est le symbole même de la liberté. Alors pourquoi s’énerver sur les idioties que l’on trouve au détour d’une page illisible? N’y allez pas et laissez l’auteur s’exprimer tranquillement. Après tout, c’est là peut-être la plus grande force du blog. Il offre une plateforme visible à tout le monde mais en même tellement personnelle. Finalement, il fonctionne comme un journal intime, tout en offrant la possibilité à ceux qui le veulent de pénétrer dans le monde de l’auteur, et même d’y participer.
De plus, il ne faut pas faire preuve de mauvaise foi et reconnaître que certains blogs sont très bien faits et intéressants, même s’ils traitent de sujets très personnels. Les multiples dérivés qu’offrent ce mode de communication sont également intéressants: né du forum, le blog appelle à le redevenir tout en offrant une gamme plus large de maîtrise pour l’auteur du topic. Bien des blogs migrent également vers un site lorsque plusieurs personnes y participant régulièrement décident de le rendre plus officiel.
Mais là où le blog prend toute sa force, c’est dans le spécialisé. Un blog personnel où l’auteur parle de sa vie n’est guère intéressant pour le quidam. Mais un blog traitant de sujet précis comme un sport particulier, de mode ou de nourriture (exemples rien à voir, ne cherchez aucune corrélation avec votre dévoué serviteur) prend tout son intérêt pour les gens qui veulent d’autre informations sur ces sujets que ceux que les médias donnent habituellement.
Finalement, le concept de journal citoyen et participatif est une grande utopie qui a d’ores et déjà démontré ses limites (à noter que cette année déjà le nombre de blog créé était en chute). En revanche, le blog est appelé à devenir un magazine spécialisé interactif et plus rapide d’accès que le magazine papier du kiosque. Même si bien sûr le blog “sisi-je-vous-présente-Max-je-le-connè-pa-encor-tro-mè-il-è-super-change-pas-mec-t-tro-cool” a encore des beaux jours devant lui, oubliez cette vision trop réductrice et prenez la peine de fouiller un peu. Je vous garanti que vous allez trouvez beaucoup de chose très intéressantes. (il suffit d’éviter Skyrock)
Ange ou Démon?
Depuis maintenant une poignée d’année, le phénomène “blog” a explosé à la face de tout un chacun ayant jamais entré le monde d’internet. Critiqué par certains, loué par d’autre, le blog s’est imposé comme un des moyens de communication les plus révolutionnaires du XXIe siècle. Tentative d’explication:
A la base de sa création, le blog est supposé devenir le nouveau média de masse. Son accès ouvert à chacun permet à n’importe qui de publier ce qu’il veut. L’objectif à moyen terme était de créer un média général par la compilation des nouvelles publiées sur l’ensemble des blogs. Seulement voilà, ça n’a pas vraiment marché comme ça.
Au lieu d’ouvrir la voie au journalisme citoyen, le blog a révolutionné le concept de journal intime. Maintenant, au lieu de garder ses pensées pour soi, la possibilité est offerte de les partager avec toute la communauté, avec l’espoir d’être lu (voire de ne pas être lu). Les informations ainsi mises à disposition ne reflètent en aucun cas une objectivité journalistique digne d’être relayé plus loin, mais bien les heurs et malheurs de l’auteur du blog. Bien sûr, certaines personnes ont profité de cet outil fantastique pour une diffusion d’article construits et intéressants (à la place du très (trop!) répandu ça-c-mon-meilleur-pote-il-è-TROOO-cool-sisi-on-se-marre-tro!). Mais ces irréductibles sont pour la plupart déjà des professionnels des médias et publient plus fréquemment dans les journaux ou télévisions.
Alors le blog, inutile et abrutissant? Réponse dans le prochain article…
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